Le Parti Démocratique Sénégalais PDS
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Il dirige la mise en place du FRTE (Front pour la Régularité et la Transparence des Elections) qui regroupe toute l’opposition afin d’exiger du gouvernement des garanties additionnelles et à l’issue du premier tour, Diouf et Wade sortent vainqueurs, suivis de Niasse. La majorité des opposants vaincus se réunissent autour de Wade dans le Front pour l’Alternance (FAL) afin de faire capituler le régime en place et le challenger bénéficie ainsi de l’appui de ses ex-adversaires. Cette solidarité, combinée à l’efficacité de l’Onel, l’observatoire national chargé de contrôler le scrutin présidentiel et à l’importance de la presse privée (qui a permis de limiter la fraude en informant les électeurs des résultats en temps voulu) permet au Sénégal d’entrer dans le cercle restreint des pays africains ayant élu démocratiquement et pacifiquement leur président.
Cette victoire fut accueillie par une foule en liesse qui voyait en Wade un leader de tâche sur lequel reposaient tous leurs espoirs d’une vie meilleure. Durant cette période, il représentait un idéal et un modèle pour nombre de jeunes qui n’hésitaient pas à se vêtir à la « mode Wade », à savoir le crâne rasé, les bretelles et la chemise bleue (couleur de son parti) qu’il arborait lors de sa compagne. Néanmoins, on peut signaler le fair-play du président sortant Abdou Diouf qui appela Wade pour le féliciter avant même la proclamation officielle des résultats. Le nouveau président, officiellement investit le 4 mai 2000 pour un mandat de cinq ans, et aidé son premier ministre Moustapha Niasse, aura alors une lourde tâche à remplir après 26 années d’opposition.
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